Son objectif :
Faire circuler les trains sur une zone donnée.
Son quotidien :
• Réaliser des opérations de sécurité relatives à la circulation des
trains sur une zone donnée en appliquant des procédures réglementaires biens
précises : manœuvre de signaux, d’aiguillages, départ des trains…
• Participer également aux opérations commerciales et de formation de
trains.
• Encadrer une petite équipe ou diriger une petite gare.
Son environnement :
• Travail dans une gare ou un poste d’aiguillage.
• Déplacement fréquent le long des voies ou sur les quais.
• Selon le poste occupé, contacts directs avec la clientèle.
• Horaires en services décalés (2x8, 3x8) et par roulement les samedis,
dimanches et jours fériés.
Ses plus grandes qualités :
Esprit d’analyse, rigueur, méthode, sens de l’organisation, qualités
relationnelles.
Formation interne spécifique :
Formation, théorique et pratique d’environ 15 semaines, validée par une
évaluation professionnelle.
Profil recherché :
• BEP, Bac technologiques, professionnels et généraux toutes séries.
• CFES, CFEPS, diplômes homologués par l’Éducation Nationale sur le niveau
4 ou 5.
Évolution :
Tout au long de son parcours professionnel, action de formation en lien avec
l’évolution du métier. Possibilité d’accéder à des responsabilités élargies,
voire à l’encadrement d’équipe, ainsi qu’à d’autres métiers.
Gwénael Bejet
Après deux ans dans le privé, j’ai connu une période de chômage. J’ai adressé
une candidature spontanée à la SNCF suite à la lecture d’une fiche sur le
métier d’opérateur. J’ai passé le processus de recrutement, et j’ai trouvé
l’aiguillage très intéressant. Cela fait 5 ans que j’ai débuté, et cela me
plait.
« Je travaille à la gare d’Austerlitz où je fais tout ce qui concerne la
gestion de circulation, la mise en place des trains et des machines à
destination du centre, du sud, du sud-ouest. Nous sommes quatre aiguilleurs et
nous travaillons en 3 x 8. Ma formation d’opérateur circulation a duré 3 mois,
c’est la base du métier d’aiguilleur.. Il y a de nombreux règlements à
apprendre avec beaucoup de rigueur. Une large part de notre métier est de
savoir les utiliser au bon moment. C’est une aide indispensable pour savoir
quelle procédure mettre en œuvre en cas d’incident ou d’accident, comment
mettre en ordre les installations, quels agents appeler etc. J’aime bien quand
rien ne m’empêche de faire que mes trains soient à l’heure au départ. Il faut
être sur de soi dans ce métier, savoir gérer le stress car c’est un état de
vigilance totale et permanente. Il y a toujours quelque chose qui change et si
un seul train a un retard, cela nous change toute la grille.
C’est assez agréable d’être celui qui décide par où passent les trains, mais
c’est une responsabilité énorme vis-à-vis des clients. Il faut savoir agir vite
mais ne pas péjorer la sécurité, on en revient toujours aux réglementations à
connaître. J’aime le côté humain de la SNCF, en roulement je suis toujours avec
la même équipe, des liens se créent. Ça correspond à ce que j’attendais de ce
métier, j’y suis bien. La profession se féminise, car à la SNCF les mentalités
changent ».