BREVET A BAC
Conducteur / Conductrice de trains
Profil du poste
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Son objectif :
Conduire des trains de voyageurs ou de fret.
Son quotidien :
• Conduire des trains de voyageurs ou de fret en appliquant les
procédures de sécurité et les règles techniques de
la conduite.
• Assurer la qualité des prestations au niveau de la
fiabilité attendue par nos clients, par le respect des horaires, des
arrêts en gare…
• Assurer également les essais techniques avant le
départ et après l’arrivée des trains, les
manœuvres de locomotives, de voitures et de wagons dans les gares.
• Effectuer, en cas d’incident, les premiers dépannages
sur le train.
Son environnement :
• Travail essentiellement seul en cabine.
• Horaires s’organisant par roulement, intégrant, selon
les plannings, des services de nuit, des samedis, dimanches et jours
fériés et comportant, selon les trajets à effectuer, des
repos hors domicile.
Ses plus grandes qualités :
Esprit d’analyse, rigueur, méthode, maîtrise de soi, sens
des responsabilités, capacités d’attention et
d’anticipation, autonomie.
Formation interne spécifique :
Formation se déroulant sur un an, validée par une
évaluation professionnelle.
Profil recherché :
• BEP, de préférence à spécialité
électrique, électronique...
• Bac généraux séries scientifiques.
• Bac technologiques séries génie mécanique,
électronique et électrotechnique.
• Bac professionnel EIE, MSMA…
• CFEPS, CFES et diplômes homologués par
l’Éducation Nationale sur le niveau 4 ou 5 dans les
spécialités précitées.
Évolution :
Tout au long de son parcours professionnel, actions de formation en lien avec
l’évolution du métier. A son initiative, possibilité
d’accéder à des responsabilités élargies,
telle que la conduite d’une plus grande variété de trains,
voire à l’encadrement d’équipe ou de la gestion.
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Portrait
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Noella
J’avais 24 ans quand j’ai postulé et franchement, je pensais
que ce métier n’était pas destiné aux femmes.
J’ai trouvé ça excitant et intéressant.
« N’ayant pas pu faire une première S., j’ai
passé un Bac électrotechnique. Je voulais suivre les traces de
mon père qui est ingénieur. Il voyage beaucoup pour son travail,
j’étais attirée par ce mode de vie. J’ai fait une
demande à la SNCF, et l’on m’a proposé de devenir
conducteur de trains. C’est à Nancy que j’ai fait ma
formation métier de 15 mois.
La première fois qu’on est seul en cabine ça fait un choc,
on est seul responsable et il faut appliquer les règles de
sécurité. C’est un bon souvenir ce TER qui ralliait Nancy
à Pont Saint Vincent. Ce premier engin moteur était celui sur
lequel j’avais passé mon examen. Ensuite, même avec de
l’expérience, on ne devient jamais un automate, on a toujours un
peu de tension, c’est la vigilance. Quand on prend un train en main en
début de service, on se l’approprie par quelques gestes, comme de
régler la position des organes de traction. En roulant, je verbalise
souvent ce que je fais ou vois. Une sorte de voix intérieure qui cherche
à sortir et je la laisse faire. Actuellement, je travaille sur les
lignes B et D du RER. Les gens viennent frapper à la fenêtre et me
disent qu’ils sont contents de voir une femme aux commandes, ou me
demandent « que se passe-t-il si vous avez un
malaise ? ». Je leur explique notre système de
sécurité. Je suis contente d’avoir fait ce choix, je sais
mieux m’imposer à l’extérieur et je n’ai plus
peur de ce que je vais faire, ou dire. Ensuite, on peut évoluer vers la
conduite des Express grandes lignes, le TGV ou l’Eurostar.
L’Eurostar, c’est mon but et j’espère bien y
parvenir. ». |
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